Gérard Collomb ne connaît pas la définition du mot "schizophrénie"

, par  Véronique R. , popularité : 1%

Mercredi 28 mars 2018, jour de la cérémonie en hommage aux victimes de l’attentat dans l’Aude, Monsieur Collomb, ministre de l’intérieur actuel, a encore une fois lourdement stigmatisé les personnes atteintes d’une schizophrénie en déclarant au micro de France Inter « il y a une schizophrénie tout à fait improbable » pour expliquer le passage à l’acte du meurtrier qui est allé déposer sa petite sœur à l’école une heure avant de commettre son premier crime.

Seulement 0,2% des crimes sont commis par des personnes avec une schizophrénie. Toutes les études internationales montrent qu’il y a une très faible proportion de malades psychiques parmi les personnes ayant commis des attentats : entre 4% et 7%.

Mais Monsieur Collomb semble avoir une dent contre les personnes atteintes de schizophrénie .. ou peut être psychote t-il à l’encontre des patients schizophrènes ? Connaît-il seulement la VRAI définition du mot « schizophrénie » et s’est-il renseigné sur les expériences à caractères schizophréniques ?

A priori, non.

Au lendemain des attentats de Barcelone, le 18 août 2017, au micro de RTL, le ministre de l’intérieur a annoncé vouloir « mobiliser l’ensemble des hôpitaux psychiatriques et des psychiatres libéraux » pour identifier les terroristes potentiels.

En dehors du fait que le pourcentage de "chance" pour un schizophrène de devenir terroriste est extrêmement infime, se rend-il compte de la « pub » qu’il fait auprès de la population française, à l’encontre des patients atteints par cette maladie ?

Dans la population générale, il a donc gravement renforcé l’idée, que, schizophrénie = dangerosité.



Dans la politique médiatique, mais apparemment aussi chez Gérard Collomb (dans sa déclaration du 28 mars), le mot "schizophrénie" est utilisé à tout va pour désigner une "scission", "comportement à double sens/sens contraire", voir à la place du mot "paradoxe" et le mot "schizophrénie" est surtout utilisé pour CHOQUER les esprits, sous-tendant le fait même qu’on doit avoir une réaction importante quant à leurs propos.
Cela contribue évidemment à renforcer l’image des personnes atteintes de schizophrénie comme des personnes très dangereuses dont il est impensable d’en faire partie [en tant que personne normale], et dont on imagine qu’ils sont exclus de la société en les enfermant dans des asiles.

Dans notre société, les personnes schizophrènes sont donc stigmatisés de cette manière et l’origine de leurs souffrances [bien au delà des symptômes d’hallucinations ou de délires], sont causées par cette stigmatisation sociétale.
En d’autres mots, s’il n’y avait pas cette stigmatisation (en plus des autres injonctions telle que les performances), les symptômes de souffrances tels que les angoisses- anxiétés n’auraient pas lieu d’être et ainsi, les schizophrénies seraient vu sous un autre angle qu’une "maladie" à combattre.


Personnage public ou pas, quand on est adulte, on cherche la définition d’un mot avant de l’employer. Sinon, on est soit un enfant, soit un(e) hystérique. Ce qui renvoie le comportement de Monsieur Collomb à une certaine incompétence ou à un personnage inadapté quant à un statut de ministre.

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