Les différents types de schizophrénies

, par  Véronique R. , popularité : 100%

Les différentes formes de schizophrénie, désignées chacune par un adjectif, correspondent à un aspect plus marquant de la maladie à un moment donné.
Ces formes de schizophrénie ne sont pas des catégories figées, puisqu’il est possible qu’un même malade passe d’une forme à l’autre et exprime sa maladie différemment selon les périodes.

La schizophrénie simple (ou psychose blanche)
Le repli et la vie stéréotypée est rencontré dans cette forme, rarement un syndrome délirant. Les symptômes négatifs sont au premier plan : appauvrissement des relations socio-professionnelles, tendance à l’isolement et au repli autistique dans un monde intérieur. Le malade manifeste une froideur affective, semble incapable d’exprimer ses sentiments, marque un désintérêt pour les autres, se complaît dans la solitude. Parallèlement, il a des comportements étranges, des croyances bizarres, et perçoit des choses inhabituelles. Cette forme évolue lentement mais très souvent vers un déficit de plus en plus marqué.

© Flickr CC by-nc

Schizophrénie paranoïde
C’est la forme la plus fréquente de schizophrénie. Elle se caractérise par la prédominance des hallucination des idées délirantes de persécution, le délire interprétatif, les convictions d’être l’objet d’un complot ou de se trouver au centre d’une intrigue malveillante, la surestimation de soi (les idées de "grandeur", voire de "mission planétaire"), l’anxiété, l’envie ou la jalousie, un esprit contestataire, revendicateur et belliqueux.
Le sujet répond le plus souvent aux traitements antipsychotiques

Schizophrénie hébéphrénique
Elle représente 20 % des schizophrénies. Dans les formes hébéphréniques, la maladie débute tôt, au cours de l’adolescence, et ce sont le syndrome dissociatif et le retrait qui sont au premier plan. Les éléments délirants sont souvent absents et les médicaments sont administrés à faible dose. Leur langage est incohérent, ils paraissent indifférents au monde extérieur malgré une forte anxiété. Les patients refusent souvent les traitements.
C’est la forme la plus résistante aux thérapeutiques.

Trouble schizo-affectif ou schizophrénie dysthymique
Dans les formes dysthymiques, la maladie présente des signes de schizophrénie accompagnés de signes maniaque ou dépressive. Ces troubles ressemblent aux troubles bipolaires mais ils s’en distinguent par la présence d’idées délirantes ou d’hallucinations pendant au moins deux semaines. Le pronostic est assez bon.

La schizophrénie catatonique
Dans les formes catatoniques, les symptômes corporels (à type de raideur, de maintien d’attitudes), et le déficit cognitif (avec absence d’initiatives, fléchissement des habilités, l’indifférence affective, mutisme) entraînent une marginalisation des malades qui en souffrent. Il peut aussi répéter, comme un écho, les derniers mots des phrases qu’il entend, ou imiter les gestes qu’il observe chez les autres. Le traitement en est difficile et doit viser à maintenir une alimentation et une vie relationnelle à ces patients. C’est la forme de schizophrénie la plus grave. Mais cette forme, soumise à traitement, est rarement définitive.

Les formes héboïdophréniques
La composante psychopathique (comportement antisocial, avec impulsivité, troubles du comportement, risque de violence) s’associe aux symptômes cognitifs et au délire schizophrénique. Parfois auteurs de faits répréhensibles plus ou moins graves (délinquance, vols, agressions, vagabondage, toxicomanie..), ils sont beaucoup plus souvent sans défense et victimes de la criminalité présente dans notre société.
Elle se rencontre fréquemment chez des personnes en rupture sociale. Le délire se manifeste par épisodes.


Voici une courte vidéo illustrant de très près certains épisodes psychotique, vue de l’intérieur, lorsque le patient n’est pas encore sous médication :



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    « La schizophrénie est une construction des psychiatres pour définir une maladie qui n’a de (...)