L’auteur du site

, par  Véronique R. , popularité : 2%

Aujourd’hui, création du site début juillet 2014

J’ai été diagnostiqué moi-même, ayant un trouble schizo-affectif ou schizophrénie dysthymique. Le diagnostique de "schizophrénie" a été fait à la fin de mon adolescence, et date du début de l’année 2007, mais la précision du diagnostique en trouble schizo-affectif a été fait seulement en novembre 2013, à la suite d’examens très complet auprès d’un hôpital dans le service du Professeur Lançon, spécialisé dans les troubles mentaux.

Juste avant la déclaration de la crise de schizophrénie (l’unique), j’ai subit plusieurs chocs émotifs. Je consommais aussi régulièrement du cannabis, de 2005 jusqu’à fin 2006. A cet époque, la marijuana était déjà sérieusement manipulée et les taux de THC dangereusement élevés, provocant des effet proches du LSD des années 70, mais avec une action métabolique différente.

Je suis aujourd’hui en rémission partielle (stabilisée sous traitement avec un neuroleptique atypique).
Après de nombreuses tentatives de psychothérapies avec plusieurs psychiatres différents, je suis actuellement en cours de psychothérapie avec une psychologue/neuropsychologue du service de Professeur Lançon, à Marseille.
Je suis le même traitement médicamenteux depuis début 2007.

Des news de moi le 28 octobre 2014

Sept années de stabilité. A croire que c’était "trop beau" pour durer. Mais je suis convaincu que par la force de mon combat avec cette maladie, j’arriverais à retrouver une bonne stabilité.

Le trouble schizo-affectif appelé aussi schizophrénie dysthymique, dont je souffre, s’est réveillé fin juin 2014, malgré le traitement, et sans que je m’en aperçoive immédiatement. J’entrais en phase maniaque. A ne pas confondre avec « être maniaque », vouloir tout nettoyer. Vous aurez des détails sur ce qu’est la manie dans le trouble schizo-affectif ici.

Mes symptômes ont donc commencé par un sommeil de très courte durée la nuit, sans sentir aucune fatigue en état éveillé (de fin juin à début septembre).
Puis début septembre, une hyper-sensiblité des sens (visuel et auditif, notamment). S’en est suivi une hyper-empathie. Aussi, trouble de panique en transport en commun (mais je pense que ça va avec les symptômes que je vous ai cité).

Depuis, mon traitement du neuroleptique a été doublé, ajouté d’anxiolytique, ainsi que d’un prolongateur de sommeil (composé d’une molécule benzodiazépine).

Je note aussi une crise d’angoisse survenu le 18 octobre, mais s’étant calmée en étant en compagnie d’autrui. A la suite de cela, je suis restée trois jours chez mon cher frère. Je pense que cela m’a beaucoup aidé.

J’ai aussi eu quelques symptômes physiologiques de fatigue extrême avec palpitation cardiaque importante, qui se sont calmé depuis que je mange plus d’aliments sucrés.

Demain, j’ai rendez vous avec ma psychiatre. Rendez-vous décisif à savoir si on continue le traitement que j’ai actuellement ou si je vais faire un "switch" (changer progressivement) vers une nouvelle molécule. Si je change de traitement, je serais certainement hospitalisée.

Je me suis procurée le bouquin " Mélancolie et manie : Etudes phénoménologiques "

Le livre a été traduit par le Docteur Jean-Michel Azorin, psychiatre exerçant dans le service du Professeur Lançon à Marseille. Je vais donc pouvoir étudier « mon cas » de près.

Des news de moi en mars 2018

Pratiquement quatre ans sont passés. Je vais beaucoup mieux. Je dois dire, en pleine forme. Plus de crise d’angoisse, il ne reste que mon souci de palpitations cardiaques que je n’ai pas résolu (malgré la consultation régulière d’un cardiologue). Ma théorie est que ces palpitations cardiaques sont d’origines émotionnelles.
Niveau médicament psychotrope, je ne prend plus qu’un neuroleptique que j’ai commencé à diminuer.
Je n’ai pas encore lu le bouquin cité ci-dessus car j’appréhende qu’il me mette dans un mauvais état.
Mais j’ai depuis fait d’autres trouvailles que vous pourrez découvrir prochainement sur notre site, notamment sur le rétablissement, la guérison et les théories explicative concernant le processus des schizophrénies.

Depuis, trois rédacteurs-auteurs nous ont rejoints sur le site et j’en suis ravie. Vous pourrez découvrir leurs écrits en parcourant notamment les derniers articles.


Ma façon de voir les choses concernant la psychiatrie  :

« Les médicaments psychotropes sont des drogues puissantes qui modifient la structure cérébrale.
Je n’adhère pas au principe de vouloir "normaliser" une personne sous prétexte que c’est la seule façon que celle-ci puisse vivre et s’adapter dans cette société (malade au passage). La société doit s’adapter aux individus, pas le contraire. La seule véritable souffrance des "patients psy" (dans leur expérience psy) est de ne pas rentrer dans des cases de norme parce que la société stigmatise et met de côté toutes les personnes un peu "différentes". Si la société était adaptée -> pas de souffrances (angoisses, anxiété) -> pas de "maladie" psy, mais seulement des différences de ressenties et de perceptions sensorielles.
Chez les indigènes, les "patients psy" sont considérés comme de futurs chamans que l’on doit former. A la suite de leur initiation chamanique, les patients psy deviennent chaman et guérissent à leur tour les gens du village. »



Je vous tiendrais au courant de la suite des événements.

Prenez soin de vous.

Véronique R.

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